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Cette chose pique-t-elle?

Avez-vous déjà vu un pélécinide? Si tel est le cas, vous risquez encore de vous en souvenir.

Pélécinide 3

Femelle pélécinide

En effet, les femelles pélécinides – qui appartiennent à l’ordre des hyménoptères (abeilles, guêpes et fourmis) – sont munies d’un très, très long appendice en guise d’abdomen. S’en servent-elles pour piquer? Heureusement, non! Nous n’avons rien à craindre, sauf si nous sommes une larve de hanneton (c’est-à-dire un ver blanc).

L’appendice en question est un ovipositeur. La femelle s’en sert pour atteindre les larves de hanneton, enfouies sous la terre, et y pondre ses œufs. Les larves de hanneton causent des dommages aux pelouses. Par ce fait, les pélécinides, malgré leur apparence menaçante, s’avèrent être des insectes bénéfiques pour l’humain. Il s’agit de bons amis du jardinier!

En particulier, la femelle localise les larves de hanneton à l’aide de son ovipositeur. Une fois qu’elle a trouvé une larve, elle y pond un œuf. Lorsque l’œuf éclot, la larve de pélécinide commence à se nourrir des tissus internes de la larve de hanneton. Bien sûr, cette dernière ne survit pas à l’assaut. Une fois à terme, la larve de pélécinide finit sa métamorphose pour sortir de sa cachette sous la forme d’un adulte ailé.

Pélécinide 2

Femelle pélécinide

Bien que les larves soient des parasites, les adultes, eux, se nourrissent principalement de nectar. Ces derniers me semblent plutôt élusifs. Je n’ai pas souvent eu la chance d’en observer. D’ailleurs, mon enthousiasme de pouvoir en photographier un cet été a fait l’objet de quelques taquineries de la part de mes proches. Voyant un pélécinide bien perché sur une branche dans ma cour, je me précipitai dans la maison pour saisir ma caméra. En entrant, en trombe, j’ai mentionné vivement le fruit de mon excitation… pour ressortir aussitôt dehors, afin de prendre la bête d’assaut (en termes de prise de clichés, bien sûr!). Un peu plus tard, j’ai pu lire sur Facebook, la phrase suivante écrite par mon conjoint : « Ma blonde entre dans la maison en courant en s’exprimant: il y a un télécénide (orthographe approximative). Elle va chercher sa caméra »… le tout suivi d’exclamations variées de la part de ses lecteurs. Bref, je suis toujours à l’affût de bestioles susceptibles de faire de jolis clichés et je ne m’en cache pas!

Selon les sources consultées, les mâles sont encore plus rares que les femelles. Ils ne possèdent pas de long ovipositeur et sont de taille plus modeste. Leur abdomen serait le tiers de celui de la femelle. De plus, ils sont suffisamment rares que les femelles se reproduiraient fréquemment par parthénogenèse. C’est-à-dire qu’elles n’ont pas besoin d’être fécondées par un mâle pour produire des rejetons. Pratique en cas de pénurie, n’est-ce pas?

Pélécinide et main

Pélécinide qui a grimpé sur ma main après l’avoir sauvé de la noyade

Cela dit, j’avais déjà rescapé une femelle pélécinide de la noyade dans ma piscine il y a quelques années. L’insecte avait rampé jusqu’à mon doigt (photo à l’appui!) et, à cette époque, je n’avais pas été très brave. Je m’étais dépêchée pour trouver une feuille sur laquelle la déposer. Il ne s’était rien passé, mais je ne faisais pas trop confiance à ce long appendice! Fait intéressant, deux des sources que j’ai consultées mentionnent que les femelles pélécinides peuvent faire mine de vouloir vous piquer avec leur ovipositeur si elles sont perturbées. Bien qu’elles ne puissent causer aucun dommage, je dois avouer qu’il s’agit d’une bonne technique pour se faire ficher la paix!

 

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