Pour en apprendre plus sur les invertébrés!
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Votre vote pour la 250e publication DocBébitte!

J’ai déjà mentionné à certains proches que je ne souffrais point du syndrome de la page blanche… Je l’aurai sans doute démontré en me rendant à non moins de 250 publications DocBébitte – incluant une vaste palette d’articles longs au sujet de groupes d’invertébrés aussi colorés les uns que les autres, ainsi que quelques capsules plus courtes, des devinettes et des jeux.

Je ne serais parvenue à atteindre ce nombre si ce n’était pas de votre intérêt et de vos encouragements constants. Bien sûr, j’ai démarré DocBébitte avec l’intention initiale d’en apprendre plus moi-même sur les invertébrés, mais le plaisir de partager mes découvertes constitue une source de motivation quotidienne.

En outre, j’espère que vous avez eu autant de plaisir à lire mes petites chroniques que j’en ai eu à les concocter.

Pour vous remercier de votre fidélité, je vous laisse choisir le sujet de la prochaine chronique parmi les possibilités citées ci-dessous. Vous pouvez me faire part de votre choix dans la section « Commentaires » liée au présent billet ou encore en vous joignant à la page Facebook DocBébitte.

Date limite pour voter : le 9 janvier 2018 à 23h59!

J’ai bien hâte de connaître votre choix! À bientôt!

Faites votre choix!

Faites votre choix!

Calendrier DocBébitte 2018

Ho ho ho!

Comme l’année dernière, je tenais à offrir un calendrier inédit DocBébitte à vous, chers lecteurs! Avez-vous été suffisamment sages en 2017 pour le mériter?

Voici comment participer :

  • Vous devez posséder une adresse postale au Québec, où je pourrai vous envoyer ledit calendrier*;
  • Pour vous inscrire, écrivez-moi à info@docbebitte.com en indiquant que vous souhaitez participer au tirage du calendrier 2018;
  • Vous inscrire avant le mardi 2 janvier à 23h59.

Le tirage (un seul calendrier est à tirer) aura lieu dans les jours qui suivront! D’ici là, bonne chance et je vous souhaite de démarrer l’année 2018 en beauté!

Caroline, alias DocBébitte

 

*SVP noter que je me dégage de toute responsabilité liée à un bris lors du transport par Postes Canada. Merci pour votre compréhension.

Recto et verso du calendrier DocBébitte 2018

Recto et verso du calendrier DocBébitte 2018

Joyeux Noël 2017!

En cette année qui s’achève, voici venu le temps de vous remercier pour votre fidélité et vos commentaires toujours constructifs. Je profite de l’occasion pour vous souhaiter, chers lecteurs DocBébitte, collègues, parents et amis, de très joyeuses fêtes ainsi qu’une nouvelle année remplie de bonheur et de santé.

Au plaisir de lire vos prochains commentaires, que ce soit sur le présent blogue ou sur la page Facebook DocBébitte!

Caroline, alias DocBébitte

Notre lutin de Noël traîne son baluchon rouge rempli de cadeaux… Avez-vous été sages?

Notre lutin de Noël traîne son baluchon rouge rempli de cadeaux… Avez-vous été sages?

Qui est la belle… dame?

L’hiver est à nos portes et le temps gris nous donne envie de rêver aux insectes colorés qui ont agrémenté notre été! Quoi de mieux que de vous parler d’un joli papillon qui a fait la une alors que l’été 2017 tirait à sa fin?

La belle dame (Vanessa cardui) a effectivement fait couler de l’encre, apparaissant par dizaines dans les jardins québécois aux mois d’août et de septembre. Ce lépidoptère, de la famille des Nymphalidae, est un cousin du vulcain dont je vous ai récemment parlé.

Belle dame

Belle dame

Belle dame, vue dorsale

Belle dame, vue dorsale

À nos latitudes, nous avons le loisir d’observer deux générations de belles dames par année : une première du mois de mai à la mi-juillet et une seconde de la troisième semaine de juillet jusqu’à la mi-octobre. L’abondance de la belle dame est cyclique : certaines années, elle se fait rare, alors qu’à d’autres, elle est observée en très grand nombre. Cette année était la bonne!

J’en ai moi-même observé à la pelletée en allant prendre mes marches régulières autour du parlement à Québec… et ce, jusqu’à tard au mois d’octobre. Chaque fois, je n’étais malheureusement munie que de mon iPhone, mais les bêtes étaient si abondantes que je pus tout de même capturer une poignée de clichés potables. Les individus semblaient particulièrement attirés par des fleurs orangées très vivement colorées, ce qui nous donne un petit « punch » de couleur supplémentaire pour contrer toute la présente grisaille!

À cet effet, le papillon belle dame se délecte du nectar d’une très grande variété de fleurs : centaurées, achillées, rudbeckies, phlox, myosotis, sedum, chardon et j’en passe! La chenille, quant à elle, ne fait pas la fine bouche non plus et se retrouverait sur au-delà d’une centaine de plantes-hôtes différentes – dont plusieurs astéracées incluant le chardon. Il s’agit d’une espèce qui affectionne tout particulièrement les milieux ouverts (jardins, champs, abords de routes) et il n’est donc pas étonnant de la surprendre dans des herbacées – ce qu’on appelle « mauvaises herbes » –, propres à ce type de milieu.

La chenille est plutôt poilue et épineuse. Sa coloration est variable et sa robe peut passer du jaune verdâtre au noir (voir cette page tirée de Bug Guide). Toutefois, sa tête est toujours noire. Elle produit de la soie et se concocte un petit nid douillet dans les plantes qu’elle affectionne, à l’instar du vulcain dont je vous avais déjà parlé (cette photo de Sylvie Benoit). Lors de pics de forte abondance, la chenille peut devenir une peste et dévorer les plants bien-aimés des cultivateurs et des jardiniers.

Photographie soumise dans le cadre du premier concours de photographie DocBébitte en 2013 et représentant une belle dame

Photographie soumise dans le cadre du premier concours de photographie DocBébitte en 2013 et représentant une belle dame

La belle dame est reconnue pour son puissant vol. Elle est une migratrice par excellence. Elle aurait été rencontrée jusqu’au Groenland et en Islande, rien de moins (je l’envie d’ailleurs, car j’ai déjà visité l’Islande et c’est une superbe contrée où se retrouver!). L’aire d’hivernage des individus rencontrés au Québec se situe au Mexique ou au sud des États-Unis. C’est habituellement en septembre qu’ils entreprennent leur périple vers des cieux plus cléments. Cependant, leur départ aurait été tardif en 2017 à cause de vents migratoires moins favorables liés à la belle période de chaleur que nous avons eue.

Il s’agirait par ailleurs du papillon diurne le plus connu mondialement, ce qui lui aurait valu le nom de « papillon cosmopolite ». Cette jolie bête s’est, par conséquent, retrouvée sur des timbres de quelques pays parsemés autour du globe : Îles Féroé, Arabie saoudite et Hongrie. Avis aux entomologistes qui s’avèrent aussi philatélistes à leurs heures (ou vice versa)!

Cela dit, il semble que tout pic d’abondance de la belle dame soit suivi d’une année de rareté. Il faudra donc peut-être patienter quelques années avant de pouvoir apprécier de nouveau cette belle connue!

 

Vidéo 1. Belle dame observée dans les jardins du parlement à Québec à la fin du mois d’août 2017.

 

Pour en savoir plus

Je veux pour Noël un livre sur les invertébrés! Partie 4.

Deux beaux livres à offrir (ou à s’offrir) pour le temps des fêtes!

Deux beaux livres à offrir (ou à s’offrir) pour le temps des fêtes!

Pas plus tard qu’hier, Facebook m’affichait un rappel portant sur un article que j’avais écrit l’an dernier et qui donnait des suggestions de livres entomologiques à se procurer pour Noël. Cela m’a donné envie de renchérir cette année avec quelques propositions supplémentaires. Étant donné que j’affectionne beaucoup les livres, je m’en suis procuré quelques-uns de plus au courant de l’année 2017.

Dans le présent billet, je vous brosse donc un bref portrait de deux livres que j’ai sélectionnés – dont un tout nouveau qui a paru au printemps 2017.

Si vous souhaitez avoir une plus grande palette de choix de livres à offrir, vous pouvez vous référer aux articles que j’avais publiés les années passées (cliquer sur ce lien pour la chronique « Partie 3 » qui donne également les liens vers les parties 1 et 2).

Exemple de fiche pour le longicorne noir – Tiré de Insectes des arbres du Québec

Exemple de fiche pour le longicorne noir – Tiré de Insectes des arbres du Québec

Premier extrait tiré de Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates : Cocons et chrysalides

Premier extrait tiré de Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates : Cocons et chrysalides

Second extrait tiré de Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates : dommages sur le feuillage

Second extrait tiré de Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates : dommages sur le feuillage

J’amorce la chronique avec un ouvrage québécois tout frais sorti du four! Il s’agit de Insectes des arbres du Québec par Hébert et al. (2017). Ce document présente des fiches pour 116 groupes d’insectes, lesquelles sont organisées en fonction du type d’arbre (conifère ou feuillu) et des parties de l’arbre affectées (feuillage, pousses ou rameaux, tronc ou branches, ainsi que collet ou racine).

Chaque fiche est agrémentée de photographies représentant l’adulte et/ou les larves, ainsi que les types de dommages causés par les insectes. Les fiches offrent aussi des illustrations permettant d’en apprendre plus sur le cycle vital, l’aire de répartition et les différentes plantes hôtes dont l’insecte se délecte.

Ce qui me plait de ce bouquin, c’est que l’on peut y trouver de bonnes photographies de larves d’insectes xylophages qui sont autrement plutôt difficiles à trouver dans des ouvrages plus généralistes – les adultes constituant souvent le stade le plus représenté. Les différentes figures et les textes qui composent chaque fiche aident également à mieux comprendre l’écologie des organismes recherchés.

Le second livre que je vous suggère date de 2010. Il s’intitule Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates (Eiseman et Charney 2010). Vous êtes entomologistes amateurs et êtes aussi curieux d’en apprendre sur les insectes en personne que sur leurs traces une fois qu’ils se sont volatilisés? Cet ouvrage est pour vous! En effet, ce livre permet de reconnaître de nombreux insectes à partir de leurs œufs, exuvies et cocons. Il permet aussi de les retracer en examinant leurs traces de pas, leurs excréments ou encore les dommages laissés à la suite de leur passage. Le parasitisme, les fongus et les effets sur les humains sont également abordés.

Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates permet d’élargir nos horizons et d’aller au-delà de l’insecte « physique ». Il permet de mieux comprendre et documenter les observations entomologiques connexes comme les feuilles endommagées, les troncs d’arbres percés ou les insectes qui semblent morts à la suite d’une cause obscure.

Tout comme pour Insectes des arbres du Québec, il s’agit d’un bel ouvrage à offrir en cadeau… que ce soit à un proche ou à nous-mêmes! En outre, avec les deux documents décrits ci-dessus, les curieux seront repus! Joyeuses fêtes 2017 et bonne lecture!

 

Pour en savoir plus

  • Eiseman, C. et N. Charney. 2010. Tracks & sign of Insects and Other Invertebrates. 582 p.
  • Hébert, C., B. Comptois et L. Morneau. 2017. Insectes des arbres du Québec. 299 p.