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Concours de photo 2017 – Partie 2 : Le thomise variable par Céline Benoit Anderson

Photographie gagnante par Céline Benoit Anderson

Photographie gagnante par Céline Benoit Anderson

Chose promise, chose due, je vous présente cette semaine un billet portant sur la seconde photographie élue favorite ex aequo lors du concours amical de photographie d’insectes 2017.

L’invertébré mis en vedette est un joli thomise variable (Misumena vatia), une araignée de la famille Thomisidae. À noter que je lis « la thomise variable » sur Internet, alors qu’Antidote me signale que « thomise » est masculin. Vous en serez avertis!

Cela dit, les thomises sont plus communément connus sous le nom d’araignées-crabes. Ils doivent cette appellation à leur démarche latérale qui rappelle celle d’un crabe; par ailleurs, ces araignées sont munies de pattes antérieures plutôt larges qui, elles aussi, peuvent faire penser au crustacé en question.

Misumena vatia photographiée avec une proie

Misumena vatia photographiée avec une proie

Misumena vatia sur de l’asclépiade, en bordure d’une route

Misumena vatia sur de l’asclépiade, en bordure d’une route

Butineurs : attention!

Butineurs : attention!

Ce qui surprend du thomise variable, c’est sa capacité à moduler sa couleur en fonction de son environnement. Les individus peuvent opter pour une coloration blanchâtre ou jaunâtre afin de se fondre au décor et duper leurs proies. Une fois la bonne teinte obtenue, ils demeurent immobiles sur les pétales des fleurs de couleur similaire, attendant le passage d’un insecte butineur. Le pauvre insecte n’a souvent pas la chance d’apercevoir ce maître du camouflage avant qu’il ne soit trop tard!

Le spécimen photographié par Céline est une femelle. Ces dernières sont de bonne taille : 6 à 9 mm, contre seulement 2,9 à 4 mm pour le mâle. Le dimorphisme sexuel (différence de la taille du corps selon le sexe) est chose courante chez les araignées et les thomises ne font pas exception. Cela dit, l’abdomen de la femelle est fréquemment (quoique pas tout le temps) flanqué de deux bandes roses. Le reste de son corps est généralement uni (blanc ou jaune). Le mâle, de son côté, est plus sombre : son céphalothorax et ses deux paires de pattes antérieures sont brun foncé ou rouille, alors que les deux paires de pattes postérieures, ainsi que l’abdomen, sont plus pâles. L’abdomen comporte également deux bandes brun-rougeâtre (voir cet exemple tiré de Bug Guide).

Comme on peut s’y attendre, ces jolies araignées sont communément observées dans les plates-bandes ou dans les champs où de nombreuses espèces de fleurs bourgeonnent. J’en ai aperçu à quelques reprises dans des rudbeckies et des onagres ornant des plates-bandes résidentielles (comme la photographie gagnante), ainsi que sur des asclépiades poussant en bordure de routes de campagne. À ce qu’il semble, on peut aussi retrouver des individus dans les verges d’or – une plante que j’affectionne, car on y retrouve toute une panoplie d’autres invertébrés (voir notamment cette chronique).

L’aire de répartition de notre arachnide est très vaste : elle s’étend du sud du Canada jusqu’au Mexique, recouvrant l’ensemble des États-Unis. Selon Bradley (2013), on peut rencontrer le thomise variable du mois de mai au mois d’août. Wikpédia, de son côté, précise que les juvéniles d’une année donnée hivernent dans la litière au sol; une fois le printemps venu, ils muent à nouveau et terminent leur cycle de vie pendant cette seconde saison estivale. Fait intéressant : après la ponte, les femelles demeurent avec leur sac d’œufs, qu’elles attachent à divers objets (notamment des feuilles repliées). Elles ne se nourrissent point pendant cette période et, peu après l’émergence de leurs rejetons, elles meurent. Il s’agit de mamans dévouées!

Sans surprise, ces araignées sont des prédateurs par excellence. Elles s’attaquent à toute proie de taille à être maîtrisée… ce qui constitue parfois des proies plus grosses qu’elles! Ainsi, comme toute araignée, il s’agit d’un invertébré bénéfique qui s’assure de réguler les populations d’insectes qui pourraient autrement s’avérer envahissants. Aussi, que vous aimiez les araignées ou non, ces individus colorés accrochent l’œil et sont agréables à regarder! Comme la photographie de notre seconde gagnante ex aequo!

 

Pour en savoir plus

  • Bradley, R.A. 2013. Common spiders of North America. 271 p.
  • Bug Guide. Species Misumena vatia – Goldenrod Crab Spider. http://bugguide.net/node/view/6751
  • Evans, A.V. 2014. Beetles of Eastern North America. 560 p.
  • Paquin, P. et N. Dupérré. 2003. Guide d’identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p.
  • Wikipédia. Misumena vatia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Misumena_vatia

Concours de photo 2017 – Partie 1 : Le Vulcain qui émerge dans une maison, par Sylvie Benoit

Photographie gagnante représentant un Vulcain

Photographie gagnante représentant un Vulcain

C’est avec plaisir que je vous diffuse la première de deux chroniques au sujet des photographies gagnantes ex aequo du concours amical de photographie DocBébitte 2017. Comme je le mentionnais lors de la chronique révélant nos gagnants – et tel que promis chaque année – je me suis affairée à vous concocter la petite histoire derrière les clichés élus.

Cocon et exuvies des chenilles retrouvés au sous-sol

Cocon et exuvies des chenilles retrouvés au sous-sol

Chenille, également retrouvée dans la maison chez Sylvie

Chenille, également retrouvée dans la maison chez Sylvie

La chenille se tisse un nid douillet

La chenille se tisse un nid douillet

La photo transmise par Sylvie Benoit relate justement une rencontre inopinée avec un joli papillon commun nommé « Vulcain » (Vanessa atalanta). Ce lépidoptère appartient à la grande famille des nymphalidés. C’est un cousin du papillon Belle dame (Vanessa cardui) que vous connaissez sans doute, car il a fait les manchettes en septembre dernier, étant aperçu en vastes hardes un peu partout au Québec.

Le Vulcain se reconnait facilement par ses ailes sombres flanquées d’une bande orangée surmontée de taches blanches. Son nom scientifique, Vanessa atalanta, référerait à une héroïne grecque « Atalanta » ou « Atalante » qui, selon la légende, était une coureuse fort rapide. Le Vulcain aurait vraisemblablement hérité de ce nom à cause de son vol, reconnu pour être rapide.

Le cliché gagnant a été effectué à l’intérieur d’une demeure. Trois papillons de cette espèce y ont été retrouvés par surprise! Quelques recherches effectuées par les propriétaires des lieux leur ont permis de résoudre le mystère : les restes de chrysalides et d’exuvies de chenilles furent découverts au sous-sol. Des chenilles avaient été introduites à l’intérieur de la maison par le biais de plants d’orties, qui y avaient été amenés pour sécher. À cet effet, Sylvie me transmit gracieusement quelques photographies supplémentaires appuyant ces observations. Elles complètent la présente chronique.

La livrée de la chenille du Vulcain est variable. Selon Wagner (2005), certains individus sont plus pâles (couleur blanchâtre à jaune verdâtre), alors que d’autres arborent une robe nettement plus sombre. Les individus croqués sur le vif par notre gagnante représentent des spécimens foncés, également caractérisés par la présence de lignes blanchâtres parcourant les flancs. De plus, les chenilles sont munies de poils et d’épines acérés, s’élevant d’une protubérance orangée, ce qui leur donne une apparence très piquante! Qui osera y mettre les doigts?

Sans grande surprise, les chenilles se délectent de plantes appartenant à la famille Urticaceae, dont – eh oui – les orties! Elles se tissent un nid douillet dans le repli des feuilles, comme en témoigne une des photographies qui agrémentent la présente chronique.

Vulcain que j’avais pris en photo il y a quelques années

Vulcain que j’avais pris en photo il y a quelques années

Les adultes, quant à eux, sirotent le nectar de multiples espèces de fleurs; ils s’alimentent également de fruits et de détritus en décomposition. Comme ce sont de bons butineurs, il est facile de les voir dans nos jardins, particulièrement lors des mois de mi-mai à juillet (première génération) ou encore de mi-juillet à mi-septembre (deuxième génération). Les Vulcains aiment aussi se prélasser au soleil sur tout support situé au ras du sol (roche, tronc d’arbre, etc.), où l’on peut prendre le temps de les observer. C’est ainsi que j’avais pris quelques clichés de ce sympathique papillon, m’approchant peu à peu du sujet. Le Vulcain, pas trop nerveux, se laisse d’ailleurs approcher pour être admiré. La photographie de Sylvie en est un bel exemple! Bravo à notre première gagnante!

 

Pour en savoir plus

  • Bug Guide. Species Vanessa atalanta – Red Admiral – Hodges#4437. http://bugguide.net/node/view/448
  • Dubuc, Y. 2007. Les insectes du Québec. 456 p.
  • Espace pour la vie. Vulcain. http://espacepourlavie.ca/insectes-arthropodes/vulcain
  • Handfield, L. 2011. Guide d’identification – Les papillons du Québec. 672 p.
  • Leboeuf, M. et S. Le Tirant. 2012. Papillons et chenilles du Québec et des Maritimes. 391 p.
  • Wagner, D.L. 2005. Caterpillars of Eastern North America. 512 p.

Deux gagnantes ex æquo pour le concours amical de photos d’invertébrés 2017

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous laisse, chaque année, l’ingrate tâche de voter pour vos photographies préférées? Et bien, le résultat de cette année offre une bonne explication. Les deux clichés gagnants ont été croqués sur le vif par deux sœurs… en l’occurrence ma tante et ma mère! Y a-t-il eu une conspiration familiale au sein des électeurs? Quoi qu’il en soit, je suis bien heureuse d’avoir préservé mon chapeau d’impartialité et de ne pas m’en être mêlée!

Chose promise, chose due, je m’affairerai dans les prochaines semaines à dresser le portrait plus complet de nos deux arthropodes qui ont fait fureur. Le premier cliché par Sylvie Benoit nous racontera l’histoire d’un Vulcain qui a émergé dans une maison, par hasard. Le second, pris par Céline Benoit Anderson, mettra en vedette le joli thomise variable – un invertébré que j’affectionne particulièrement!

Cela dit, je souhaite remercier vivement tous les participants au concours de cette année. Plusieurs photographies se sont retrouvées dans le peloton de tête et nous avons même failli avoir trois photos ex æquo! Vos photos n’ont pas remporté le concours? Qu’à cela ne tienne! Elles ont sans aucun doute constitué un plaisir pour les yeux des lecteurs DocBébitte! Bravo et merci à tous!

Deux photos gagnantes ex æquo cette année, prises par deux sœurs!

Deux photos gagnantes ex æquo cette année, prises par deux sœurs!

Des punaises débusquées!

Accouplement de punaises embusquées

Accouplement de punaises embusquées

Même couple

Même couple

Autre couple – on voit ici la face dorsale de la femelle

Autre couple – on voit ici la face dorsale de la femelle

Certains insectes sont passés maîtres dans l’art de se cacher. C’est le cas de la punaise embusquée (genre Phymata), un petit hémiptère qui, comme son nom le suggère, excelle au jeu de cache-cache! Cette jolie punaise se confond à merveille aux fleurs jaunes des verges d’or et des rudbeckies où elle attend patiemment le passage d’une proie.

L’an dernier, j’avais découvert qu’on pouvait débusquer cet insecte en observant attentivement les grappes de verges d’or (Solidago canadensis) en fleur – lorsque celles-ci en sont à leur pic de floraison. C’est donc armée de deux appareils photo que je partis, il y a quelques semaines de cela, à la « chasse »! Les verges d’or sont faciles à trouver : il s’agit de « mauvaises herbes » qui croissent en forte abondance le long des routes et des sentiers. Bref, la journée où j’ai effectué ma tournée, de nombreux automobilistes ont dû apercevoir une personne un peu bizarre accroupie dans de denses talles de mauvaises herbes, en train de prendre des tas de clichés!

L’attente valut la peine! Je fus récompensée : je pus observer plusieurs mâles et femelles, respectivement, ainsi que des couples en phase d’accouplement. Il faut dire que les mâles sont plus faciles à repérer que les femelles : le thorax des premiers est noir et ressort davantage que la robe jaune plus uniforme des femelles. Néanmoins, un œil attentif et averti sera en mesure de dégoter l’un ou l’autre des deux genres!

Comme mentionné d’entrée de jeu, les punaises embusquées constituent d’excellents prédateurs. Elles appartiennent à la grande famille des punaises assassines – famille Reduviidae (noter que les sources consultées moins à jour parlent encore de Phymatidae). J’avais écrit au sujet d’une espèce de réduve dans l’une de mes premières chroniques DocBébittes (celle-ci). Tous les membres de cette famille se délectent d’autres invertébrés qui sont parfois nettement plus gros qu’eux! On peut donc dire qu’il s’agit d’organismes bénéfiques qui aident le jardinier à garder ses plates-bandes exemptes de pestes! Fait étonnant: dans le cas de la punaise embusquée, sa petite taille (12 mm) ne l’empêche pas de se mesurer à des individus aussi gros que des bourdons!

Femelle sur le bout de mon doigt – il s’agit d’un petit insecte

Femelle sur le bout de mon doigt – il s’agit d’un petit insecte

Mâle en position pour capturer une proie

Mâle en position pour capturer une proie

D’ailleurs, si vous examinez attentivement les pattes antérieures de ces punaises, vous verrez qu’elles ressemblent à celles d’un raptor! À l’instar des mantes religieuses ou encore des ranatres, ces pattes repliées ont la forme parfaite pour saisir et maîtriser rapidement une proie. Une fois le dîner capturé, la punaise injecte une substance qui tue la victime; elle la pique ensuite à plusieurs reprises afin de liquéfier les tissus. Il ne reste plus, au final, qu’à siroter les délicieux fluides!

Dans le cadre de la présente chronique, je parle du genre Phymata de façon générale. Si je me fie à ce que j’ai pu lire sur Bug Guide, ainsi que sur le site Les insectes du Québec (voir section « Pour en savoir plus »), nous aurions deux espèces de punaises embusquées au Québec. Ces dernières seraient difficiles à distinguer, bien qu’il semblerait que l’espèce Phymata americana americana soit plus commune que sa consœur P. pennsylvanica.

Dans les ouvrages que j’ai à la maison, je n’ai pu obtenir plus de détails sur la façon de séparer convenablement les deux espèces. Si vous avez des publications à proposer à cet effet, n’hésitez pas à me le signaler! Entre temps, gardez l’œil ouvert et tentez de repérer ce petit arthropode discret qui a une sympathique tronche de dragon – ne trouvez-vous pas?

 

Vidéo 1. Couple de punaises embusquées. Le mâle, plus petit et plus sombre, est sur le dessus.

 

Pour en savoir plus

Concours amical de photographie 2017 : l’heure du vote!

La période de soumission des photos pour le 5e concours amical a maintenant pris fin et c’est l’heure de passer au vote!  Une belle variété de clichés vous attend : un diptère sur jolies fleurs colorées, des coléoptères qui se laissent admirer, plusieurs insectes d’origine aquatique, une dolomède veillant sur sa progéniture, un papillon qui émerge par inadvertance dans une maison et j’en passe!

Cette année, ce sont 15 photographies qui se disputeront  la première place sur le podium. Les clichés en lice sont classés par ordre alphabétique d’ordre d’invertébrés (de Araneae à Trichoptera) et sont numérotés en conséquence.

Retenez bien ce numéro, car c’est à vous, chers lecteurs, qu’incombe l’ingrate tâche de trancher pour votre photo « coup de cœur »! Que ce soit pour l’aspect artistique de la photographie ou encore parce que vous avez un faible pour l’invertébré mis en vedette, laissez libre cours à votre cœur!

Chaque personne a droit à un vote. Si vous avez soumis une photographie au concours, vous avez également droit de vote – pourquoi pas, puisqu’il s’agit d’un concours amical! La façon de procéder est la même que l’année dernière : vous devez remplir le questionnaire de vote « Google Forms » en cliquant sur ce lien : Vote 5e concours de photographie DocBébitte.

C’est maintenant à votre tour de jouer! Il ne vous reste plus qu’à admirer les photographies ci-dessous et à me transmettre votre vote. Vous avez jusqu’au vendredi 15 septembre pour voter. Que le meilleur gagne!

 

Cliquez sur les photographies pour les afficher en version « plein écran ». N’oubliez pas d’appuyer sur la flèche « retour arrière » pour revenir sur le site DocBébitte!

 

5e concours amical – Photographies en candidature
#1. Céline Benoit Anderson. Dolomède et sa progéniture, Coteau-du-Lac, Qc.BenoitC_Dolomedes #2. Céline Benoit Anderson. Épeire diadème dans sa toile, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.BenoitC_Épeire #3. Céline Benoit Anderson. Thomise variable, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.BenoitC_Mvatia
#4. Ludovic Leclerc. Bupreste Chalcophora virginiensis, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Qc.LeclercL_Buprestidae #5. Christian Anderson. Cantharide à bandes terminales, Coteau-du-Lac, Qc.AndersonC_Cantharidae #6. Ludovic Leclerc. Longicorne Centrodera decolorata, Sainte-Croix, Qc.LeclercL_Cerambycidae
#7. Dominique Aumais. Scarabées japonais, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.AumaisD_Scarabees #8. Pierre-Yves St-Louis. Asilidae, Deschaillons-sur-Saint-Laurent, Qc.St-LouisPY_Asilidé #9. Pierre-Yves St-Louis. Chenille du sphinx ondulé, Deschaillons-sur-Saint-Laurent, Qc.St-LouisPY_Sphinx ondulé
#10. Sylvie Benoit. Chenille du Vulcain, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.BenoitS_Chenille #11. Christian Anderson. Papillon Petrophila bifascialis, Coteau-du-Lac, Qc.AndersonC_Lepidoptera #12. Sylvie Benoit. Vulcain émergé dans une maison, Salaberry-de-Valleyfield, Qc.BenoitS_Vulcain
#13. Ludovic Leclerc. Scuddérie à ailes oblongues, Saint-Armand, Qc.LeclercL_Tettigoniidae #14. Sylvie Normand. Naïade de plécoptère Perlodidae, North Hatley, Qc.NormandS_Plecoptera #15. Sylvie Normand. Larve d’Hydropsychidae et sa toile, North Hatley, Qc.NormandS_Hydropsychidae