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Chez les humains, il nous semble que la différence entre le genre masculin et féminin est bien évidente. Pourtant, chez plusieurs invertébrés, il est assez facile de distinguer en un simple coup d’œil les mâles des femelles.

Pédipalpes

Les males possèdent des pédipalpes, qui ressemblent à de petits gants en fourrure

Épeire_Épigyne marquée

Détrompez-vous: cette forme qui ressemble à un organe masculin est une épigyne (cliquez sur la photo pour agrandir)

C’est en progressant tranquillement dans ma connaissance des invertébrés (et en tentant d’identifier certains d’entre eux) que j’ai réalisé à quel point il était parfois aisé de séparer mâles et femelles. Bien sûr, ma progression est loin d’être achevée, mais je jugeais bon, avec le retour imminent des invertébrés pour la période estivale, vous faire part de quelques astuces.

Commençons par les araignées. Vous serez heureux d’entendre que, pour plusieurs d’entre elles, vous n’aurez pas besoin de vous en approcher beaucoup pour distinguer s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle. Les mâles matures possèdent effectivement des pédipalpes (palpes de chaque côté de la tête que l’on pourrait prendre pour des antennes) protubérants. Une des sources consultées les compare à de petits gants de boxe. Les femelles – ou les mâles immatures – ont des palpes plus filiformes.

Si vous êtes toutefois prêts à vous approcher davantage, vous pourrez également examiner le dessous de l’abdomen des femelles. Pour bon nombre de familles, les femelles matures sont munies de plaques génitales visibles (l’épigyne). Vous pouvez jeter un coup d’œil au dessous de l’abdomen des épeires diadèmes, ces araignées communes et faciles à observer alors qu’elles se tiennent immobiles dans leur toile orbiculaire. Comme elles atteignent aussi une taille appréciable, il est d’autant plus facile d’observer leurs caractéristiques et de déterminer si une épigyne est présente. À noter aussi que les femelles de cette espèce prennent habituellement des proportions plus impressionnantes que les mâles. Une épeire diadème dodue risque fort bien d’être une femelle.

Scuddérie

Femelle scuddérie dont l’ovipositeur est apparent

Camelline mâle 2

Mâle camelline, ne possédant pas d’ovipositeur

L’ordre des orthoptères constitue un second groupe comprenant plusieurs familles pour lesquelles il est aisé de discriminer les mâles des femelles. Notamment, les femelles grillons, scuddéries et camellines (voir cette précédente chronique sur les orthoptères pour plus de détails) possèdent un long ovipositeur au bout de leur abdomen qui permet de les distinguer des mâles. Il ne s’agit donc pas d’un outil pouvant vous piquer le bout des doigts, mais bien d’un organe permettant aux femelles de pondre leurs œufs à l’abri des prédateurs (dans le sol, le bois, les crevasses, etc.).

Finalement, mesdames et messieurs mouches (je pense entre autres aux mouches domestiques, à fleur et à chevreuil) sont également suffisamment différents pour nous permettre de les identifier. C’est en les regardant dans les yeux que l’on peut voir la différence! En effet, les yeux des femelles sont plus espacés que ceux des mâles. Chez certaines familles, comme les tabanidés (mouches à chevreuil et à cheval), la différence est très évidente, les yeux des mâles étant complètement collés. Chez les mouches domestiques, il faut être plus attentif, car c’est la distance entre les deux yeux qui comptera (voir cette image). Cette différence peut s’avérer utile si vous faites face à une mouche à chevreuil ou à cheval, puisque ce sont les femelles qui sont susceptibles de nous piquer (voir cette chronique)… quoiqu’elles nous repèrent habituellement avant qu’on ait le temps de les identifier!

Syrphes accouplement_2

Ces deux syrphes qui s’accouplent nous permettent de comparer les yeux du mâle (dessus) et de la femelle (dessous)

Tabanidae mâle

Mâle tabanidé (possiblement atylotus sp.), les yeux collés

Tabanus atratus

Femelle tabanidé (tabanus atratus), avec des yeux séparés par une bande

Il y a une myriade d’autres façons de déterminer le genre des invertébrés, notamment en examinant les antennes (je pense aux lépidoptères) ou la couleur (certaines libellules), mais comme j’ai encore beaucoup à apprendre à ce sujet, je réserverai la suite pour une prochaine chronique. Ce n’est pas comme si le monde des invertébrés ne recelait pas de nouveautés à chaque jour!

 

Pour en savoir plus

L’arachnophobie ou les grosses bébittes qui ont peur des petites!

J’avoue. Je le confesse. Je le jure. Moi, Doc Bébitte, je souffre d’arachnophobie modérée. Pour une personne qui adore les invertébrés, c’est plutôt honteux, je le sais.

Je suis cependant loin d’être la seule à être affligée par cette phobie conduisant à avoir peur d’invertébrés non seulement beaucoup plus petits que moi, mais généralement très utiles dans les écosystèmes terrestres. Wikipédia souligne d’ailleurs que ce serait 50% des femmes et 10% des hommes (ou 18% selon une autre source) qui souffriraient d’arachnophobie, prise au sens large. Pour ma part, je connais suffisamment d’hommes craignant les araignées pour remettre ce second chiffre en question, n’est-ce pas messieurs? Pour cette raison, mais également parce que je veux apprendre à maîtriser ma peur des arachnides, j’ai décidé de plonger au cœur de ce mystère : qu’est-ce qui peut bien nous faire aussi peur chez les araignées?

Conference-Georges_Brossard

Malgré les apparences, j’éprouve une certaine peur envers les araignées

J’ai quelques hypothèses en tête. Premièrement, l’arachnophobie est-elle une peur culturelle? N’y a-t-il pas des endroits dans le monde où les araignées sont vénérées? Deuxièmement, pourquoi cette peur des araignées en particulier – par rapport à d’autres insectes qui sont bien plus néfastes? Est-ce leur forme (huit pattes plutôt que six) ou leur fonction dans la chaîne alimentaire (voraces prédateurs) qui leur nuit? Ou encore, est-ce le fait que certains individus sont venimeux et donc dangereux pour l’être humain? C’est avec ces hypothèses en tête que je nous lance à la découverte du fabuleux monde des araignées!

Ma recherche m’a tout d’abord conduite à examiner quelques pages du dictionnaire des symboles (Chevalier et Gheerbrant 1982) qu’un collègue avait numérisées à mon intention. Cet ouvrage souligne à quel point les araignées ont été vénérées par différentes cultures dans l’histoire. Ainsi, chez certains peuples d’Afrique occidentale, l’araignée Anansé aurait préparé la matière des premiers hommes, créé le soleil, la lune et les étoiles. En Micronésie, le Seigneur-araignée Nareau aurait été le premier de tous les êtres, un dieu créateur. Chez les Aztèques, les dieux auraient choisi l’insecte et l’arachnide pour se manifester auprès des hommes. Le dictionnaire des symboles recèle d’exemples de ce type, que je ne retranscrirai pas tous ici. C’est dire que l’araignée a occupé une place importante et positive dans l’histoire de nombreux peuples.

Aujourd’hui, plusieurs communautés vivent sans crainte des araignées. Par exemple, certains peuples en Nouvelle-Guinée et en Amérique du Sud ont des araignées au menu. À Madagascar, des femmes prélèvent la soie des Grandes Néphiles (araignées atteignant quelque quinze centimètres de longueur) afin de tisser des vêtements. Au Pérou, on capture les mygales à la main et des artisans se chargent de les préparer pour les vendre à des collectionneurs. Il semble donc que l’arachnophobie soit davantage l’affaire des pays développés.

Araneus diadematus 2

Qu’est-ce qui suscite la peur des araignées? Est-ce que ce sont les longues pattes articulées, les chélicères et les crocs développés ou ces huit yeux qui nous regardent?

La seconde thèse est celle suggérant que la peur des araignées est instinctive et qu’il s’agit, à la base, d’un mécanisme de défense. Les araignées sont des prédateurs munis de crocs venimeux. Bien qu’elles soient petites, certaines d’entre elles possèdent un venin suffisamment puissant pour fortement incommoder, voire tuer un humain. Un arachnophobe s’assurera que son entourage est exempt d’araignées, ce qui pourrait être avantageux sur le plan évolutif si ces dernières s’avèrent une source de mortalité.

Au Québec, aucune araignée n’est venimeuse au point d’être un danger pour l’homme. Malgré tout, la crainte des araignées est omniprésente. En particulier, si vous êtes de la région de Québec, vous avez sans doute dernièrement entendu parler d’un citoyen de Donnacona qui s’est retrouvé aux prises avec une araignée très venimeuse dans sa maison, provenant de bananes qu’il avait achetées à l’épicerie. Bien que cette situation ne soit pas fréquente (à ce qu’il semble, il y aurait environ cinq cas recensés par année au Québec), elle frappe l’imaginaire. Une vague d’arachnophobie s’est effectivement manifestée à la suite de la médiatisation de ce cas. Cependant, comme je l’ai mentionné, nos araignées indigènes n’ont aucunement à être craintes.

Araignée_Crocs

Je tente de vaincre progressivement la peur des araignées en manipulant certaines d’entre elles

En dernier lieu, est-ce que l’apparence même des araignées, par rapport à d’autres invertébrés, pourrait être suffisante pour susciter la peur? Avec leurs huit pattes longues et articulées, les araignées semblent prêtes à grimper et à ramper là où l’on ne pourrait les voir (comme dans notre dos!). Rapides, à l’affut d’une proie, elles semblent prêtes à bondir (je pense plus spécifiquement aux araignées que l’on retrouve dans les toiles en forme d’entonnoir). Leurs chélicères et leurs crocs bien développés sont souvent mis en évidence, ce qui s’avère également fort intimidant. Pour terminer, elles sont munies de six à huit grands yeux qui nous surveillent, étrangement. Rien pour nous rassurer!

Pourtant, les araignées sont des êtres bénéfiques. Prédatrices, elles se nourrissent d’une myriade d’insectes, dont plusieurs sont jugés comme étant nuisibles. Aussi, il est rare qu’elles soient envahissantes, contrairement à certains insectes susceptibles d’infester nos maisons (et contrairement à ce que pourrait nous laisser croire le film Arachnophobia!). Finalement, la plupart d’entre elles préféreront se cacher ou feindre la mort si elles sont dérangées. Elles ne mordent pas souvent. J’ai d’ailleurs commencé, l’été dernier, à manipuler des araignées à mains nues. Mon objectif est de réduire tranquillement la peur que je ressens à leur vue et à leur toucher. Je dois avouer être sélective dans les araignées que je manipule, mais, jusqu’à maintenant, je ne me suis pas fait mordre.

En outre, nos araignées québécoises sont bénéfiques et ne sont pas venimeuses au point d’être un danger pour l’homme. L’arachnophobie sous nos latitudes semble donc une crainte non justifiée.  Ne dit-on pas que les petites bébittes ne mangent pas les grosses?

 

Pour en savoir plus

Un poisson pour le 1er avril!

Afin de souligner la fête du « Poisson d’avril » qui a lieu cette semaine, j’ai jugé bon vous parler d’un poisson. Bien sûr, il ne s’agit pas de n’importe quel poisson, puisque ma chronique cible principalement les invertébrés. En fait, je vais vous entretenir au sujet des poissons d’argent.

Lepisma saccharina

Lépisme (lepisma saccharina), communément appelé poisson d’argent

Le poisson d’argent est un lépisme (lepisma saccharina), faisant partie de l’ordre des zygentomes (Zygentoma). On le surnomme poisson d’argent, car il fait penser à un poisson : son corps est plat, en forme de carotte, sans ailes et muni de multiples écailles grises. Comme vous pouviez également l’observer dans la capsule de la semaine dernière, son abdomen se termine par trois longs appendices (1 filament médian et deux cerques latéraux).

Ce lépisme, qui mesure entre 10 et 15 millimètres, possède de tout petits yeux. Il est, de toute évidence, adapté à la vie dans le noir. C’est d’ailleurs le soir qu’il sort de sa cachette, à la recherche d’un bon repas.

On le retrouve fréquemment dans les coins sombres et humides des habitations. Les lépismes sont effectivement très à l’aise dans nos demeures, puisqu’ils s’y nourrissent d’une vaste variété de résidus : « restes » alimentaires, poussière et cheveux laissés au sol, colle à tapisserie ou à reliures de livres, moisissures, exosquelettes d’acariens, etc. Bref, ils nous aident à faire le ménage dans les recoins inatteignables!

Lepisma saccharina 2

Avec son profil aplati, le lépisme peut se faufiler dans de toutes petites fentes

Bien qu’ils soient inoffensifs, certains les considèrent comme des pestes du fait qu’ils sont présents dans les habitations pendant toute l’année. En réalité, ce sont surtout pour les bibliothèques ou les services d’archives qu’ils ont le potentiel d’être nuisibles, puisqu’ils peuvent effectivement s’attaquer aux reliures de livres, ainsi qu’à certains types de papier.

Lepisma saccharina 3

Le corps du lépisme est muni d’écailles grises, comme en témoigne cette photo

La reproduction des lépismes est sexuée, c’est-à-dire que la femelle doit être fécondée par un mâle. Toutefois, les lépismes ne s’adonnent pas à « la chose » comme on pourrait le croire. En effet, le mâle dépose plutôt son spermatophore (un petit colis qui contient son sperme) au sol. Celui-ci est ensuite recueilli par une femelle réceptive, qui l’introduit dans son orifice génital afin d’être fécondée. Cette dernière pond ses œufs en lieu discret, généralement dans de petites fentes ou dans les murs des maisons. Les larves sont faciles à reconnaître, puisqu’elles ressemblent aux adultes. Elles se nourrissent également des mêmes aliments que ces derniers.

La prochaine fois que vous verrez un poisson d’argent, n’hésitez pas à l’observer de près ou à le manipuler. J’en ai souvent pris dans mes mains et ils sont inoffensifs. Ils sont cependant très rapides et se faufilent… comme un poisson dans l’eau!

 

Pour en savoir plus

Dans l’œil de mon microscope : Queue fourchue!

Cet individu s’est laissé examiné vivant, sous la loupe de mon appareil binoculaire. Il s’agit d’un invertébré très commun que vous connaissez sans aucun doute, parce qu’il cohabite avec nous dans nos demeures. L’aviez-vous déjà examiné d’assez près pour savoir qu’il était muni d’une « queue » fourchue?

Comme à l’habitude, je vous laisse une semaine pour deviner de qui il s’agit! Vous pouvez soumettre vos suggestions dans la case « laisser un commentaire » à gauche de la présente chronique ou sur la page Facebook Docbébitte. La réponse sera fournie dans la chronique de la semaine prochaine!

Queue fourchue_Devinette 2014-03-24

Qui peut bien posséder un abdomen se terminant ainsi en fourche?

 

Des insectes propres propres

Parmi les tâches quotidiennes que nous exécutons, quoi de plus coutumier que de se laver? Plus ou moins chaque jour (selon nos critères de propreté!), nous prenons douches et bains, dans l’objectif louable de désincruster notre peau et nos cheveux des impuretés qu’ils ont recueillies pendant la journée. De façon similaire, nous voyons souvent nos chats, chiens ou oiseaux domestiques prendre le temps de se nettoyer.

Les insectes ne sont pas en reste! Eux aussi accordent beaucoup d’importance à leur hygiène corporelle. Le fait de se laver leur apporte en effet plusieurs bienfaits.

Mouche lave

Les mouches passent beaucoup de temps à se laver – Celle-ci se frotte les pattes l’une contre l’autre

Coccinelle asiatique lave

Coccinelle asiatique qui se lisse les antennes

Tout d’abord, les insectes sont munis d’organes sensoriels délicats qui, s’ils sont sales, n’opèrent pas convenablement. À titre d’exemple, leurs antennes peuvent servir à de multiples fins (odorat, goût, texture, température, etc.) et doivent par conséquent être dépourvues d’impuretés. Sans un nettoyage régulier des antennes, il devient difficile pour les insectes de trouver leur nourriture, éviter les prédateurs ou encore trouver un partenaire. De même, le nettoyage permet aux insectes volants de lisser leurs écailles de sorte à diminuer la friction lorsqu’ils sont en vol.

Le nettoyage quotidien permet aussi de se débarrasser des organismes pathogènes et des parasites qui pourraient autrement devenir trop abondants et altérer la qualité de vie de l’insecte qui en est porteur. De plus, certains insectes profitent des séances de nettoyage pour se badigeonner le corps de sécrétions corporelles. Ces dernières sont souvent utiles pour s’identifier entre espèces et dénicher un partenaire intéressant.

Fait étonnant, une des sources que j’ai consultées suggère que, tout comme chez plusieurs mammifères et oiseaux, le comportement conduisant les insectes à se « nettoyer » peut être induit par le stress. Qui aurait cru qu’un insecte stressé puisse développer la manie de se laver?

Les tactiques de nettoyage sont nombreuses et variées. Afin d’atteindre les différentes parties de leur corps, les insectes se frottent avec leurs pattes, se grattent ou se lèchent avec leurs pièces buccales, s’étirent et se secouent les ailes et « gigotent » dans tous les sens. Certains insectes pratiquent également le « nettoyage communautaire ». Par exemple, les abeilles et les termites se servent de leurs pièces buccales afin d’enlever tout débris ou parasite du corps de leurs consœurs. Chez les fourmis, une étude récente a permis d’observer que la fourmi noire des jardins nettoie ses larves afin de les débarrasser de spores nocives pour la communauté. Elle prélève ces spores avec sa bouche, puis les recrache ensuite plus loin sous forme de boulettes.

Scuddérie_2

Cette scuddérie utilise sa bouche pour se nettoyer les pattes

Quoi de mieux pour illustrer certaines tactiques utilisées par les insectes que des vidéos que j’ai prises l’été dernier? Une image vaut mille mots, dit-on! Ces vidéos, que vous pourrez visionner ci-dessous, présentent en un premier temps une cicindèle à six points. J’avais rescapé cette dernière de ma piscine. On la voit se frotter frénétiquement les pattes et les ailes. La seconde vidéo présente un autre insecte que j’avais également retrouvé dans ma piscine. Il s’agit d’un petit hyménoptère bleu que je n’ai malheureusement pas encore identifié. Il utilise notamment ses pattes afin de lisser et de nettoyer ses antennes. Pour terminer, on voit un syrphe (mouche à fleurs) qui se nettoie les yeux à l’aide de ses pattes, pour ensuite les ramener vers ses pièces buccales.

Voilà ce qui vous prouvera que les insectes, quoiqu’on en pense, accordent beaucoup d’importance à la propreté! Selon une de mes sources, ils seraient même pires que des adolescents imbus d’eux-mêmes, tellement ils passent de temps à se nettoyer!

Bon visionnement!

 

1 – Vidéo de la cicindèle à six points

 

2- Vidéo de l’hyménoptère bleu

 

3- Vidéo du syrphe

 

Pour en savoir plus